On dit souvent qu’être résilient, c’est rebondir. Mais comment ? Que ce soit dans mes lectures, mes ateliers ou mes retraites immersives, le processus de résilience me passionne vraiment.
L’événement inter-blogueurs proposé par Chemins de Vies me permet donc de prolonger ma réflexion sur ce thème incontournable !
Dans cet article, Solweig Ely montre que nommer la blessure sans la dramatiser ouvre un espace pour se reconstruire. C’est ce que le geste créatif permet aussi en donnant forme au vécu tel qu’il est…
Le Défi des 4 saisons continue et la résilience par l’art y avait forcément sa place !

I. Pourquoi la pratique artistique renforce la résilience personnelle
Se reconnecter au corps et aux sensations
La première fois que j’ai pratiqué l’etegami, j’ai réalisé la profondeur des deux axes proposés: la lenteur et la contrainte posturale.
La trace laissée par mon pinceau disait exactement où j’en étais mentalement, émotionnellement, physiquement.
Mon état intérieur se lisait donc dans l’encre déposée, sans qu’aucun discours ne soit nécessaire !
J’ai réellement pris conscience que la création artistique ne se joue pas uniquement dans l’intention.
Le corps est un élément essentiel. La dimension sensorielle passe par la respiration, la posture gestuelle, le rythme.
Elle crée un véritable espace de reconnexion à soi.
C’est précisément cette reconnexion à nos sens et nos perceptions qui construit notre solidité intérieure. Elle ne s’obtient pas en effaçant ce qui est difficile, mais en le traversant par le geste.
Les neurosciences confirment le lien entre pratique artistique et bien-être. En effet, les activités sensorielles et motrices agissent directement sur le système nerveux. Elles interrompent les mécanismes de rumination et ramènent progressivement le corps vers un état d’équilibre.
Accueillir ses émotions dans un espace sans jugement
L’etegami m’a confrontée à quelque chose qui a changé ma façon de créer.
Je veillais à respecter les règles de composition occidentales et l’etegami autorisait exactement l’inverse ! La culture extrême-orientale valide, par exemple, le décentrage du motif jusqu’à laisser le vide s’imposer.
J’ai réalisé que l’enseignement académique m’avait appris à corriger mon ressenti avant même de commencer à créer !
Ce réflexe de « filtrage » ne restait pas cantonné à la création : il colorait aussi ma façon de me juger, me retenir, m’autocensurer.
La répétition des gestes créatifs sans impératif de résultat désactive progressivement le regard critique intérieur. Des émotions longtemps contenues trouvent enfin une porte de sortie.
C’est souvent là, dans cet espace libéré, qu’être résilient prend tout son sens.
Être résilient est possible non pas en effaçant ses fragilités, mais en les laissant exister dans le geste.
Transformer ses fragilités en singularité
Une élève de mon atelier se juge beaucoup lorsqu’elle crée. La maladie invalidante n’a pas changé cela, mais elle lui a appris à considérer ses productions après coup.
Aujourd’hui, ses mouvements limités l’empêchent de viser le geste attendu. La méthode posturale de l’etegami l’aide à cesser de lutter contre son handicap. Ses difficultés physiques sont devenues son point de départ créatif et elle l’accepte de mieux en mieux chaque fois. Peu à peu, elle apprivoise la bienveillance envers elle-même et la validation de ses créations.
Certes, ses productions ne répondent pas aux critères que l’académisme qualifierait d’ « acceptables ».
Elles portent la trace de ses douleurs et reflètent sa façon unique d’habiter l’espace et le moment. Et c’est précisément ce qui rend son travail saisissant !
Ses dessins vibrent d’une liberté qu’elle n’a pas cherchée.
Ce lâcher-prise, venu par nécessité à travers ses fragilités, est devenu son expression naturelle.
La psychologie positive montre que « reconnaître » ses propres ressources renforce durablement l’estime de soi.
La création artistique rend ces ressources visibles, concrètes, incontestables.
II. Art et résilience : le lien qui les unit
Être résilient, c’est quoi concrètement ?
On confond souvent résilience et guérison, résilience et courage, résilience et capacité à « aller de l’avant ».
Pourtant aucune de ces définitions ne tient vraiment.
Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, a popularisé ce concept avec une image saisissante : la déchirure raccommodée. Cette expression signifie que la blessure a eu lieu : inutile de la nier. Mais la vie psychique reprend, autrement, modelée par ce qui s’est passé.
Être résilient n’est donc pas un trait de caractère.
La résilience est bien un processus dynamique qui se construit au fil du temps et qui a besoin :
-de ressources intérieures, mais aussi extérieures.
-d’un espace pour se déployer.
Cyrulnik identifie trois mouvements essentiels dans ce processus :
- Reconnaître la blessure — poser les yeux sur ce qui est abîmé en soi, sans détourner le regard ni minimiser ce qu’on ressent.
- Traverser l’épreuve — et traverser est ici le mot juste, parce qu’il ne s’agit pas de contourner ni d’anesthésier, mais de cheminer à travers.
- Se reconstruire autrement — non pas retrouver ce qu’on était avant, mais se transformer en intégrant ce qu’on a vécu à son histoire.
Ce troisième mouvement est peut-être le plus délicat à comprendre.
Il ne s’agit pas de glorifier la douleur ni de lui trouver un sens à tout prix. Il s’agit plutôt de remanier le passé : lui donner une forme que l’esprit peut enfin se représenter. La création artistique permet précisément cela.
Art-thérapie : être résilient par la création
Donner une forme à ce qui est difficile à dire
Pourquoi certaines expériences résistent-elles aux mots ?
Parce que le traumatisme se loge dans des zones que le langage ordinaire n’atteint tout simplement pas.
Les recherches en art-thérapie et résilience l’ont bien documenté.
Il est reconnu que le geste créatif ouvre un accès à la parole. Couleur, matière, rythme constituent un langage parallèle qui n’exige aucune cohérence narrative !
Cyrulnik insiste là-dessus: transformer une émotion en quelque chose de représentable, c’est déjà commencer à l’apprivoiser.
L’œuvre, même modeste, permet de regarder autrement ce qui s’est passé.
Selon le chercheur, mieux vaut donner une forme visible à l’émotion plutôt que de la laisser déborder en silence.
Reprendre un pouvoir d’action, même minime
Le trauma provoque souvent une sidération : le corps et l’esprit se figent, incapables d’agir.
Cette impression de subir est parfois plus difficile à traverser que la douleur elle-même. Pourtant, c’est précisément là qu’être résilient devient possible : dans le retour, même minuscule, au pouvoir d’agir.
La création artistique aide justement à sortir de cet état de sidération. Elle implique de faire une série de micro-décisions qui sont malgré tout des décisions. On passe de « je suis traversée par ce qui m’arrive » à « je donne forme à ce que je vis ».
Ce déplacement, même infime, réengage ce que Cyrulnik nomme la force vitale.
La force vitale est ce désir de vivre qui cherche le moindre point d’appui pour se relancer. Parfois, ce point d’appui tient dans un pinceau, un bloc d’argile, une feuille de papier. Et ce geste-là, aussi modeste soit-il, réengage le vivant.

III. Comment l’art aide à devenir résilient
Se libérer du jugement pour être résilient
La plus grande résistance à la création n’est pas le manque de talent mais la voix intérieure critique.
Les arts de l’imprévisible que je transmets ont pour particularité de court-circuiter ce mécanisme jugeant.
Leur attention ne porte pas sur le résultat mais sur la qualité de présence, le geste, l’instant :
- Observe ta voix critique : les « c’est raté », « ça ne ressemble à rien », « c’est trop simple ».
- Retourne ces jugements :
- « c’est raté » → « c’est inattendu »
- « ça ne ressemble à rien » → « ça me ressemble »
- « je n’ai aucun talent » → « je cherche mon expression naturelle »
Ne cherche pas systématiquement à produire du beau mais à ressentir du vrai.
C’est alors que le chemin pour être résilient commence.
Il ne s’agit pas de se forcer à « aller mieux » mais de s’autoriser à être là, tel qu’on est.
Créer petit, créer souvent
- Prends cinq minutes par jour pour toi. Munis-toi d’un feutre ou d’un pinceau, d’une feuille ou d’un carnet.
Pas besoin de session de deux heures : la régularité de ces moments créatifs compte infiniment plus que leur durée.
Ce sont des pratiques artistiques simples pour aller mieux qui n’ont besoin d’aucun équipement particulier. - Pose quelques formes abstraites, griffonne trois mots ou observe simplement un objet.
Les neurosciences le confirment : la répétition de gestes sensoriels simples régule le système nerveux et interrompt progressivement les mécanismes de rumination.
Ces micro-pratiques prouvent aussi, jour après jour, que tu es capable de faire.
Et ces preuves-là nourrissent ce que l’épreuve a abîmé — l’estime de soi.
Oser dans un cadre bienveillant
- Rejoins un atelier, un groupe, même en ligne.
Cyrulnik insiste sur le tuteur de résilience : cet espace ou cette personne qui offre écoute et bienveillance sans jugement.
Un atelier créatif peut jouer exactement ce rôle. - Observe l’attitude des participants pendant qu’ils créent.
Observer les autres hésiter, reprendre, rire de leurs propres maladresses normalise quelque chose d’essentiel.
On comprend dès lors que l’imperfection n’est le problème de personne.
Oser créer devant d’autres revient à oser exister dans ta vulnérabilité. Cette vulnérabilité partagée construit une solidité que la pratique solitaire ne peut pas toujours offrir.

IV. Comprendre ce qu’est être résilient par l’art : deux invitations créatives
Invitation 1 : Sublimer l’ordinaire
Une transformation en 3 étapes
Choisis un objet que tu aimes particulièrement:
- Observe-le attentivement. Remarque ses textures, ses usures, ses aspérités.
- Photographie-le.
- Puis transforme l’image (voir le pdf pour texturer une photo d’objet avec exécution simple sur Canva) :
- joue avec les transparences
- fragmente ou superpose
- modifie les couleurs
- ajoute une texture
- accentue ses fissures ou adoucis ses contours
Rends-le plus mystérieux, plus vibrant, plus abîmé, plus étrange. Invente-lui une nouvelle existence.
Les bienfaits de cette incitation pour être résilient
Par cette incitation, tu es amenée à jouer avec la matière visuelle et faire des choix intuitifs.
Tu expérimentes la transformation comme acte de création.
Le fait de choisir un objet qui compte pour toi te renoue subtilement à ce qui te nourrit.
De même, prendre le temps d’observer cet objet est une forme de soin accordé envers toi-même.
Cette invitation touche au cœur même de la résilience.
Par l’action, tu découvres qu’il est possible de changer la façon de te regarder.
La résilience chez les artistes
- Lalla Essaydi
Photographe et peintre marocaine, sa démarche interroge l’identité des femmes arabes. Elle déconstruit les stéréotypes orientalistes hérités de la peinture occidentale du XIXe siècle. Ses accumulations de couches calligraphiques sur les corps et les murs les rendent délibérément illisibles.
Résilience de l’artiste: elle transforme une identité fragmentée en acte de résistance. - Anselm Kiefer
L’œuvre monumentale de ce plasticien explore la mémoire collective allemande, la Shoah, les mythes et l’alchimie. Ses toiles sont saturées de matières brutes (sable, cendre, plomb, fils barbelés) qui évoquent les ruines et la destruction. Les ruines sont pour lui un commencement pour construire de nouvelles idées.
Résilience d’un pays : son travail de mémoire reconstruit à partir des strates du passé. - Barbara Iweins
Cette photographe belge a classé et analysé les 12 795 objets de sa maison, y compris les plus abîmés. Dans Katalog, elle montre avec légèreté et autodérision le verso de ce qu’on a l’habitude de voir.
Se dessinent ainsi un autoportrait intime et un travail d’anthropologie visuelle de notre société de consommation.
Résilience de l’artiste : née d’un onzième déménagement éprouvant, cette démarche a été pour elle une « thérapie nécessaire ». Ce projet a permis de reprendre prise sur sa vie par l’inventaire minutieux de ce qui la compose. - Violaine Desportes
Cette artiste française travaille principalement au fusain grand format, à partir de photographies prises dans son environnement immédiat.
Sa démarche consiste à rendre visible ce qui passe habituellement inaperçu : une trousse d’élève, des objets abandonnés au sol. Par des décalages subtils, elle donne aux choses une existence nouvelle que leur usage quotidien avait effacée.
Résilience de l’objet : elle restitue une présence et une dignité à tout ce que le quotidien a rendu invisible.

Invitation 2 : Oser se reprendre
Une valorisation en 3 ou 4 étapes
Choisis un objet qui porte une fissure, une éraflure, une usure visible.
- Dessine-le au fusain, librement, sur une feuille aquarelle. Pas de règle, pas de résultat attendu.
- Reprends, efface, recommence. Le fusain autorise tout cela : on peut se tromper, revenir en arrière, recommencer sans trace d’échec.
- Valorise ces altérations. Accentue certaines fissures, adoucis d’autres zones.
Tu peux ajouter :
-un lavis d’encre,
-des coulures, quelques taches,
-travailler par superpositions,
-estomper ou gratter pour révéler des zones cachées, etc. - Photographie chaque étape si tu le souhaites pour garder trace de ton geste.
Ici, ce qui compte n’est pas la justesse du dessin mais l’expérience de la reprise elle-même.
Les bienfaits de cette invitation pour être résilient
Ici, tu traverses exactement ce que la résilience demande : avancer par ajustements successifs, sans effacer ce qui a eu lieu.
Chaque reprise au fusain mime un mouvement intérieur fondamental — ni capitulation, ni retour en arrière, mais une transformation.
Le fait de choisir un objet abîmé te place d’emblée du côté de ce qui a traversé un événement.
L’observer, le dessiner, le reprendre plusieurs fois, c’est lui accorder la même attention bienveillante que tu mérites toi-même.
L’imperfection du geste et celle de l’objet se rejoignent. Et dans cette rencontre, la tension se dépose, se régule, s’apaise.
La résilience dans les œuvres d’art
- William Kentridge
Ce plasticien et metteur en scène a développé ce qu’il appelle « l’animation du pauvre ».
Il dessine au fusain, efface une partie, redessine, tout en photographiant chaque étape pour constituer un film d’animation.
Les traces d’effacement qui subsistent dans l’image finale créent une texture semblable à une mémoire visuelle.
Le résultat donne l’impression d’un travail toujours en cours, jamais clos. Le recommencement, la répétition et l’effacement sont au cœur de son travail.
Résilience d’un pays : né sous l’apartheid, Kentridge fait de chaque effacement une métaphore de la mémoire collective. Rien n’est vraiment effacé : tout se transforme en portant la trace de ce qui fut. - Cy Twombly
Ce peintre-dessinateur rejette délibérément la maîtrise technique. Ses œuvres accumulent griffures, ratures, coulures, mots à moitié effacés, formes abstraites, lettres… L’inachevé est pour lui un parti pris : il préfère continuer à tâtonner plutôt que de proposer un aboutissement.
Résilience de l’artiste : toute sa carrière, Twombly a refusé de « bien faire » pour rester au plus près du vivant. Selon lui, la rature n’est pas un défaut à corriger, mais la preuve d’une existence. - Louise Bourgeois
Sculptrice, plasticienne et graveuse, elle grandit dans l’atelier de restauration de tapisseries de ses parents. Dès l’âge de onze ans, elle apprenait à dessiner les parties manquantes des œuvres anciennes. Pour elle, créer était une façon de se réparer elle-même de ses traumatismes d’enfance. « L’art est une garantie de santé mentale. » disait-elle.
Résilience de l’artiste : son œuvre entière est un acte de réparation. Elle cherchait non pas à effacer les blessures, mais à leur donner une forme habitable.

Créer librement, c’est déjà être résilient
Créer ne fait pas disparaître les fragilités, mais permet de vivre autrement avec elles.
Le fait de créer pour se reconstruire n’est pas une métaphore. C’est un processus réel, accessible, immédiat.
Comme le dit Boris Cyrulnik, la résilience n’efface pas la déchirure mais la raccommode autrement.
La maladresse en art suit ce même mouvement. Le processus artistique est similaire au processus de résilience : tester, rater, reprendre forge cette capacité à vivre autrement.
La création, comme l’existence, est un laboratoire où l’on apprend à être résilient pour habiter ses fissures. Il n’est plus question de retrouver l’état « d’avant », mais d’apprivoiser une version plus large de soi, tissée de ratés et d’élans.
Je t’invite à rejoindre le groupe Facebook Rêve Debout pour partager tes productions.
Pour aller plus loin, tu peux aussi retrouver les articles du Défi des 4 saisons:
- Comment créer des motifs artistiques à partir de ton environnement
- Comment réveiller ton enfant intérieur pour cultiver un regard d’artiste
- Créer avec intention : comment réaliser un mandala intérieur
Enfin, épingle cet article sur Pinterest pour le retrouver quand tu en as besoin:



Résumé :
L’art a cette capacité de transformer profondément la relation à notre vécu. Le fait de créer amène à valoriser nos singularités et regarder nos fragilités autrement. Être résilient par la création artistique, c’est aussi découvrir ce que nos cicatrices ont à nous dire…
FAQ :
- Comment être résilient par l’art quand on n’a aucune expérience artistique ?
Choisis une pratique artistique accessible à tous et qui repose sur le geste, la sensation et la répétition. - La création artistique peut-elle vraiment aider à surmonter une épreuve ?
Oui. Les recherches en art-thérapie et résilience montrent que le geste créatif apporte de multiples bienfaits. Il redonne un pouvoir d’action, stoppe la rumination mentale et libère la parole. - Qu’est-ce qu’être résilient concrètement ?
Être résilient, c’est se reconstruire autrement après une épreuve. La pratique artistique et le bien-être qu’elle génère soutiennent ce processus au quotidien.
J’ai beaucoup aimé la manière dont tu montres que la résilience ne consiste pas à effacer ses blessures, mais à créer avec elles. L’idée que le processus créatif compte davantage que le résultat final m’a particulièrement parlé, notamment avec ton invitation à laisser une trace sincère de ce que l’on vit. Ton article rappelle finalement que nos fragilités peuvent devenir une matière de création et même une forme de singularité. Une très belle réflexion, inspirante et pleine de sens.
En effet, la résilience n’est pas un rebond spectaculaire mais un chemin qui se construit pas à pas, parfois dans des gestes très simples. L’art permet justement cela : donner une forme à ce qui est difficile à dire et transformer nos fragilités en quelque chose de vivant. Ayant découvert l’etegami grâce à toi, je comprends encore mieux ce que tu veux dire par créer sans chercher à corriger ni à juger. C’est une vraie liberté. Merci Sylvie.
Envie d’essayer l’invitation2 « Oser se reprendre » je sors d’un burnout qui a laissé des traces et surtout fermer des porte en moi que j’aimerais rouvrir tout en douceur. Merci pour cet article.
Être résilient, c’est en effet apprendre à avancer avec les blessures qu’on a vécu, les prendre comme des opportunités de grandir et d’évoluer. Merci pour ce bel article et ton partage.
Merci pour cet article qui dessine très bien les contours de la résilience. J’aime en particulier l’attention que tu portes à de vrais événements traumatiques qui peuvent sembler « ordinaires ». J’ai adoré découvrir de nouveaux artistes, et c’est un bonheur d’arpenter le continent des arts imprévisibles grâce à ton blog.
Merci pour ce très bel article et ta participation à mon carnaval d’articles ! J’aime profondément cette approche artistique de la résilience et les exemples concrets que tu y abordes. Je serai vraiment heureuse de le présenter à mon événement !
Merci pour le Partage! J’adhère totalement au message de résilience par l’art. Pour moi c’est la création musicale ou l’écriture qui me libère. Mais le processus est similaire.
Merci Sylvie pour cet article très inspirant ! J’aime beaucoup l’idée que la création artistique aide à traverser nos fragilités et à développer la résilience.
Pour les personnes hypersensibles en particulier, l’art peut être un outil puissant pour transformer des émotions intenses et des expériences difficiles en quelque chose de concret et libérateur. J’en parle un peu plus dans mon article, qui participe également à ce beau carnaval.
Je découvre un article à la fois profond, sensible et très inspirant.
J’ai trouvé ton approche très juste, très humaine, et particulièrement touchante dans la façon dont tu redonnes de la valeur à l’imperfection. Merci pour ce très beau partage, plein de douceur et de sens.
Tu le sais j’adore tes articles. Et souvent je me dis « Ah oui, c’est pareil en chanson (mon terrain de jeux) ! ». Eh bien pas cette fois-ci ! En effet, la chanson en tant que thérapie a vite un effet de « prise d’otage » sur un auditoire qui n’a rien demandé, là où l’oeuvre picturale lui laisse le choix. Enfin une différence ! 😉
Merci pour cet article très inspirant. L’idée que la résilience ne consiste pas à effacer les blessures, mais à apprendre à vivre avec elles autrement me parle beaucoup, car dans la vie comme dans la création, on avance souvent par essais, erreurs, ajustements… un peu comme un dessin qu’on recommence plusieurs fois.
Finalement, ce sont parfois nos fragilités qui donnent le plus de sens et d’authenticité à ce que l’on crée.