S’émerveiller au quotidien : 9 façons d’accueillir l’imprévu

S'émerveiller au quotidien: mur et ombre

Bienvenue à nouveau sur Rêve Debout ! Comme ce n’est pas la première fois que tu visites ce site, tu voudras sans doute te lancer dans une expérience sensible pour réveiller ton élan créatif en 5 jours.

S’émerveiller au quotidien ne demande ni voyage lointain, ni talent particulier, ni matériel sophistiqué. Quelques secondes d’attention suffisent, là où nous passons chaque jour.
Et pourtant, derrière cette simplicité se cache une richesse étonnante !
Chaque journée offre son lot de petites merveilles, à qui accepte de se laisser surprendre. Et ces instants agissent bien au-delà du plaisir de l’œil!

Tu sens peut-être que tes journées filent trop vite, et tu aimerais les habiter plus pleinement ?
Ou bien tu cherches un nouvel élan pour créer, une matière neuve, une façon d’oser l’imprévu ?
Cet article t’aidera à rouvrir ton regard et à trouver le point de départ d’un nouveau geste créatif.

S'émerveiller au quotidien: mur et ombre

I. Ce que l’émerveillement apporte au quotidien

S’émerveiller au quotidien relève-t-il d’un luxe réservé aux rêveuses ? La psychologie et les neurosciences répondent plutôt par la négative. L’émerveillement agit sur l’attention, l’humeur et notre rapport au monde.

S’émerveiller au quotidien pour sortir du pilote automatique

Un cerveau programmé pour l’économie

Notre cerveau est « programmé » pour économiser son énergie. Lorsqu’un stimulus se répète sans changement, il cesse progressivement d’y répondre avec la même intensité. Les chercheurs nomment ce mécanisme l’habituation.
Ce processus a une utilité évidente : il nous évite de réanalyser chaque geste, bruit ou lieu à chaque seconde.
Mais ce filtre a un revers : à force de familiarité, ce qui demeure identique disparaît de notre conscience…

Le piège du « déjà connu »

Avec les années, nous accumulons une précieuse expérience du monde. Nous reconnaissons davantage de choses, nous anticipons davantage de situations et nous allons plus vite. L’expérience nous rend compétents, mais elle peut aussi nous rendre moins disponibles.
Un arbre devient « un tilleul ». Un oiseau devient « une mésange ». Une lumière devient « la fin d’après-midi ». Le nom arrive avant la sensation, et l’étiquette remplace l’expérience.
Paul Valéry invitait déjà à oublier le nom des choses pour les voir vraiment. L’émerveillement agit alors comme un bug salutaire dans ce programme bien rodé. Il décolle les étiquettes, rallume notre attention et remet nos sens au premier plan.

S’émerveiller au quotidien consiste donc à laisser à ce que l’on connaît la possibilité de nous surprendre encore.

S’émerveiller au quotidien pour réveiller le plaisir de (res)sentir

Tourner son attention vers l’extérieur pour agir sur son humeur

Une étude de l’Université de Californie a testé une idée simple. La neuroscientifique Virginia Sturm et le psychologue Dacher Keltner ont suivi des personnes âgées pendant huit semaines.
Chaque semaine, les participants marchaient quinze minutes en plein air. Une partie d’entre eux recevait une consigne supplémentaire : guetter les moments d’émerveillement en chemin.

Le résultat a de quoi réjouir : ces promeneurs ressentaient davantage de joie, mais aussi plus de compassion, d’admiration et de gratitude. Leur stress quotidien diminuait aussi, comparé à celui des simples marcheurs.

L’émerveillement déplace doucement notre attention et nous rend plus présents et plus reliés à ce qui nous entoure.

Décentrer le regard pour trouver sa juste place

Les chercheurs ont aussi demandé aux participants de se photographier pendant leurs promenades. Au fil des semaines, les promeneurs émerveillés prenaient moins de place dans l’image et laissaient davantage de place au paysage.
Leurs sourires, eux, s’élargissaient de semaine en semaine !
Les scientifiques parlent de « petit moi » : une juste proportion entre soi et le vaste monde.

Cette étude fait écho au Jeu des Petites Merveilles proposé en été, dans mon groupe Facebook Rêve Debout.
Une photo par jour, une merveille à cueillir : le principe est simple, mais il modifie progressivement la manière d’habiter son environnement.

S’émerveiller au quotidien pour retrouver confiance en ses perceptions

(Res)sentir avant de comprendre

On nous a appris très tôt à expliquer, analyser, justifier.
Les sensations, elles, passent souvent pour subjectives, voire futiles.
Pourtant, elles constituent notre toute première façon de connaître le monde.
Accorder du crédit à une émotion devant un détail est donc un geste d’affirmation de soi.

L’émerveillement demande simplement d’écouter ce qui se passe entre le monde et soi. Et en cela, il nous rappelle que nos perceptions comptent.

Affiner son regard et s’affirmer

Plus nous nous émerveillons, plus le regard s’aiguise. Nous repérons des nuances, des rapprochements, des contrastes et des détails qui auraient pu rester invisibles.

Ce que nous remarquons porte peu à peu notre signature.
La sensibilité devient alors une boussole, pour vivre comme pour créer. Elle éclaire ce qui mérite d’être suivi, gardé, transformé ou partagé.
Encore faut-il savoir ce que recouvre exactement ce mot d’émerveillement…

S'émerveiller au quotidien: Monet
Crédit photo: Lanège Xa, participation au Jeu des Petites Merveilles

II. Qu’est-ce que s’émerveiller au quotidien ?

Le mot « émerveillement » semble simple, mais il recouvre des expériences très différentes.
On peut être émerveillé devant une montagne, une œuvre, une rencontre ou un détail minuscule.
S’émerveiller au quotidien ne signifie donc pas trouver chaque journée spectaculaire. Il s’agit plutôt d’être capable, parfois, de laisser une chose ordinaire devenir un événement.

Distinguer l’admiration de l’émerveillement

L’admiration reconnaît souvent une qualité, un talent ou une grandeur. Elle peut s’adresser à une personne, à une œuvre ou à un accomplissement remarquable.
L’émerveillement, lui, engage davantage : il déplace notre manière de percevoir.
Nous pouvons admirer un peintre pour la justesse de son geste. Nous pouvons être émerveillée par la manière dont une lumière transforme une ambiance.

La différence ne tient pas seulement à l’intensité de l’émotion.
L’admiration évalue souvent ce qui est accompli ; l’émerveillement nous fait entrer dans une expérience que nous ne maîtrisons pas complètement.
Dans son essai S’émerveiller, Belinda Cannone choisit d’explorer l’émerveillement modeste né des objets simples, humbles ou familiers. Elle écrit :

« C’est notre vigilance poétique, notre concentration, qui peut rendre “spectaculaire” (visible) un objet intrinsèquement humble. »

La force de l’émerveillement dépend donc autant de la chose regardée que de notre qualité de présence.

S’émerveiller au quotidien: se laisser surprendre par le familier

Nous l’avons vu, notre cerveau anticipe sans cesse ce qui va arriver, à partir de nos expériences passées.
Les neuroscientifiques nomment « erreur de prédiction » l’écart entre ce que nous attendons et ce qui se produit réellement. Cet écart nous oblige à ajuster nos repères, et réveille notre attention.

Mais une erreur de prédiction peut aussi provoquer l’inquiétude, l’agacement ou la confusion.
Belinda Cannone précise que l’on accède à l’émerveillement grâce à un « état d’être favorable ».
L’enjeu consiste simplement à prolonger, parfois, l’instant de surprise au lieu de le refermer aussitôt.

Une même fleur peut alors nous toucher par sa résistance, sa délicatesse, sa symétrie, l’intensité de sa couleur… L’émerveillement naît de cette rencontre entre ce qui se présente et ce que nous sommes disposés à recevoir.

Vivre une « fertile déroute » des habitudes

L’émerveillement ne se contente pas de surprendre : il dérange aussi nos habitudes de perception.
Belinda Cannone constate qu’il naît souvent d’une « déroute de nos habitudes ». Elle désigne ainsi le moment où nos façons routinières de voir ne suffisent plus tout à fait.
Ce que nous avions nommé, classé, cru connaître reprend alors une présence inattendue et demande à être vu autrement.
Cette déroute est créatrice : de nos repères bousculés naît une perception plus vive.

S'émerveiller au quotidien: piscine
Crédit photo: Martine B., participation au Jeu des Petites Merveilles

III. 9 façons de s’émerveiller au quotidien

Comment laisser davantage de place à ces petites déroutes dans nos journées ?
Pour les illustrer, je m’appuie sur le Jeu des Petites Merveilles proposé dans mon groupe Facebook Rêve Debout.
Le principe : photographier chaque jour une chose qui nous émerveille, puis la partager avec le groupe.
Des centaines d’images en sont nées, et elles disent mieux qu’un long discours ce qui nous touche.

1. Ralentir pour laisser l’imprévu apparaître

Beaucoup de photos du jeu montrent des choses minuscules. Une sauterelle au cœur d’un volubilis, un escargot posé sur une pêche, une araignée sur un tricot… Ces scènes se révèlent seulement à qui accepte de s’attarder.

Ralentir ne signifie pas changer de vie. Il suffit d’interrompre un instant nos automatismes pour que le détail ait le temps d’apparaître.

J’ai découvert – alors qu’elle était encore méconnue – l’artiste japonaise Chiharu Shiota lors d’une exposition au Palais des Papes d’Avignon. Autour de moi, le public circulait assez rapidement devant ses installations. J’ai choisi au contraire de prendre mon temps et d’observer l’agencement de ses objets du quotidien. Accroupie au ras du sol, j’ai soudain aperçu, sur un bas tendu, la vidéo miniature d’un couple qui sautillait! Cette surprise m’a rendue profondément heureuse et j’ai longtemps cherché à comprendre comment fonctionnait ce théâtre optique!

Pour prolonger cette expérience, tu peux découvrir comment regarder une œuvre d’art avec lenteur.

2. Changer d’itinéraire ou flâner sans but

L’habitude trace nos trajets aussi sûrement que nos pensées. Prendre une rue parallèle, garer la voiture plus loin, sortir sans destination : l’idée est de s’emparer de imprévu.
Les panneaux cocasses et les objets insolites photographiés pendant le jeu ressemblent à ces trouvailles de flâneur.
Baudelaire faisait d’ailleurs de la flânerie un art : marcher pour voir, et non pour arriver.

3. Changer de point de vue

Un même objet change d’aspect selon l’angle d’où on le regarde.
En déplaçant notre corps, nous déplaçons aussi nos attentes. Changer de point de vue provoque une petite « erreur de prédiction »: nos repères se brouillent, et le regard se fait plus attentif.

Dans les vignes de ma région, j’ai ramassé un galet qui a attiré mon regard. Il est creusé d’une empreinte, comme si une main l’avait serré. Il se métamorphose selon l’angle de vue : cela m’a tant amusée que j’en ai réalisé un GIF !

S'émerveiller au quotidien: serrure
Crédit photo: Robert G., participation au Jeu des Petites Merveilles

4. S’approcher du détail

De près, le monde change d’échelle. Une écorce devient paysage, une rouille dessine une carte, une peinture écaillée compose un tableau abstrait.
Le jeu regorge de ces gros plans : écorces de pin, volets écaillés, bois usé, fleurs fanées. En jouant sur le rapport d’échelle, nous perdons nos repères habituels et voyons surgir des formes nouvelles. Ces motifs inattendus deviennent une réserve précieuse pour créer.

Pendant le Jeu des Petites Merveilles, j’ai photographié une peinture écaillée. Ses formes épurées et son bleu léger m’ont aussitôt transportée au bord de la mer. J’y voyais une planche à voile !

5. Laisser les sens guider l’attention

L’émerveillement passe souvent par les yeux, mais il naît parfois d’un son, d’une odeur ou d’un contact.
Dans le jeu, beaucoup de photos racontent en réalité une odeur ou une saveur. Le café du matin, une pastèque coupée, des figues dans un bol…

L’image sert alors de souvenir à une expérience vécue par tout le corps.
Le corps perçoit souvent avant la pensée. Il suffit de suivre ce qui l’interpelle.

Un matin de septembre, alors que je lisais tranquillement dans mon jardin, des sons inhabituels m’ont intriguée. Après quelques instants d’écoute, le mystère s’est dévoilé : c’était le froissement des feuilles du savonnier au moment de leur chute! J’ai gardé la trace de ce petit événement dans un haïku.

6. Guetter les apparitions du vivant

Le vivant reste l’une des grandes sources d’émerveillement du jeu. Hérons, canards, chats, vaches, mais aussi araignées, papillons… Le vivant surprend parce qu’il échappe à nos plans : il apparaît, puis repart, à son propre rythme.

Cette rencontre nous rappelle que le monde mène sa vie sans nous attendre. Et cette autonomie a quelque chose de profondément réjouissant.

Lors d’une randonnée avec deux amies, un scarabée a croisé notre chemin. Nous nous sommes arrêtées pour l’épargner et admirer ses reflets nacrés. Quelques heures plus tard, un scarabée identique se tenait à nouveau devant nous. L’une de nous s’est exclamée : « Alors petit scarabée, tu nous as rattrapées ? » Quelle poésie !

7. Accueillir les variations du temps

La météo transforme un décor en quelques minutes: une brume, un ciel d’orage, un arc-en-ciel…
Le jeu en a recueilli beaucoup, et les couchers de soleil restent même le motif le plus photographié.

Nous pestons volontiers contre le temps qu’il fait. Pourtant, chaque changement de lumière offre un décor neuf, gratuit et éphémère.

Un 1er janvier, alors que j’étais au sommet d’une montagnette, une enfilade de sept arcs-en-ciel est apparue à mes pieds. Mon ombre se projetait au cœur de ces arches, sur les nuages en contrebas : un véritable moment suspendu ! Ce phénomène rare porte un nom, le spectre de Brocken.

S'émerveiller au quotidien: série d'un paysage
Crédit photo: Dominique C., participation au Jeu des Petites Merveilles

8. Revenir au même endroit pour suivre ses métamorphoses

Revenir sans cesse au même lieu peut sembler l’inverse de la surprise. Pourtant, un même endroit change chaque jour : la lumière, la saison, le passage d’un animal ou d’un promeneur…
La répétition affine le regard. Plus on connaît un lieu, plus on perçoit ses nuances.

J’aime m’offrir, aux prémices du printemps, un bouquet de tulipes. Dans le vase, ces fleurs se livrent à une majestueuse chorégraphie. Telles des danseuses, elles changent de posture presque d’une minute à l’autre ! Coupées, les tulipes continuent en effet de grandir et de se tourner vers la lumière.

9. Garder une trace et la partager

Une photo, trois mots dans un carnet : la trace prolonge l’émerveillement. Elle permet aussi de le découvrir après coup, en consultant ses notes ou sa galerie photo.
Plusieurs membres du jeu ont d’ailleurs posé quelques mots ou un haïku sur leur image.

Partager vient ensuite naturellement. Ce geste vise à offrir un regard, et non à se mettre en valeur.
Montrer sa trouvaille invite l’autre à regarder à son tour, et l’émotion grandit en circulant.

J’aime particulièrement partager l’orizomegami en atelier. Cette technique du papier plié teinté réserve plusieurs surprises. L’encre se diffuse d’abord dans les fibres du papier. Puis vient le dépliage : la feuille apparaît tel un vitrail, avec des motifs et des couleurs magiques. Ce moment est un ravissement pour tous !

S'émerveiller au quotidien: pêches
Haïku inspiré de l’image: sur le cul des pêches / il se prend pour une cerise / l’escargot

IV. De l’émerveillement quotidien à la création : le cabinet des petites merveilles

Les cabinets de curiosités de la Renaissance rassemblaient coquillages, minéraux et objets rares venus du monde entier.
Je te propose d’en créer une version intime et quotidienne : ton cabinet des petites merveilles.
Un exercice simple, sur sept jours, pour découvrir de quoi tu t’émerveilles, toi.

Recueille une petite merveille pendant sept jours

Chaque jour pendant une semaine, choisis une petite merveille croisée en chemin. Tu peux la photographier, mais rien ne t’y oblige. Un croquis, quelques mots ou un fragment de matière feront aussi bien l’affaire.
Note ensuite trois choses, en quelques mots seulement :

  • Ce qui m’a surprise : une lumière, une couleur, une forme, un mouvement, une rencontre, un hasard…
  • Ce que cela a fait naître en moi : de la joie, du calme, de la curiosité, une envie de créer, un sourire…
  • La trace que je garde : une photo, un croquis, quelques mots, une couleur, une forme ou un fragment de matière.

Ces trois questions transforment un simple constat en véritable enquête.

Mène l’enquête sur ton propre regard

Au fil des jours, une question se dessine : par quoi suis-je émerveillée?
Dans le Jeu des Petites Merveilles, les images partagées dessinaient des familles très différentes. Certains cueillaient la lumière et les ombres, d’autres le vivant, les matières usées, l’insolite ou les moments partagés.

Derrière ces préférences se dessine une sensibilité singulière.
La connaître aide à (re)prendre confiance en tes perceptions, et à nourrir ta création.

Compose ton cabinet des petites merveilles

Le septième jour, rassemble l’ensemble de tes traces sur une même page, dans un leporello ou un petit livret.
Collage, dessin, mosaïque de photos imprimées ou composition numérique : choisis la forme qui te ressemble.

L’enjeu tient moins dans la beauté du résultat que dans ce qu’il révèle.
Prends un peu de recul et observe l’ensemble. Quels motifs reviennent ? Les jeux de lumière, les fleurs, les visages, les matières, les animaux, le ciel, les coïncidences ?

Laisse aussi une place au hasard dans ta composition. Deux images posées côte à côte peuvent créer un dialogue inattendu. L’imprévu entre alors à son tour dans ton geste créatif.

Prolonger son cabinet dans sa création

Ces sept traces forment une matière précieuse, que tu pourras reprendre plus tard.
Une couleur deviendra le point de départ d’un dessin, un fragment de feuille entrera dans un collage. Une émotion pourra devenir un haïku ou une carte etegami…
La matière de ta création se trouve déjà là, dans ce que tu as su voir.

S'émerveiller au quotidien: panel 1
Extrait des participations au Jeu des Petites Merveilles

L’émerveillement, premier geste de la création ?

S’émerveiller au quotidien ne consiste pas à chercher sans cesse plus de beauté. Il s’agit plutôt de laisser ce qui nous entoure nous surprendre encore. Cette disposition se cultive par petites touches : ralentir, desserrer nos habitudes, regarder avec plus de disponibilité.

Ces moments d’émerveillement nous relient alors aux autres, au vivant et à notre propre élan créatif.
S’émerveiller et créer partagent en effet le même mouvement : accueillir ce qui arrive, sans chercher à tout maîtriser.
L’imprévu qui nous arrête au coin d’un chemin nous apprend à accueillir l’imprévu qui surgit à l’atelier.
La création peut ainsi prolonger l’émerveillement en donnant forme à ce qui nous surprend.

Pour finir, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui ont participé au Jeu des Petites Merveilles. Vos regards ont nourri chaque ligne de cet article.
Merci tout particulièrement à [noms], dont les photos illustrent ces pages.

Et toi, quelle a été ta petite merveille aujourd’hui ? Raconte-la en commentaire ou dans le groupe Facebook Rêve Debout.
Si tu veux retrouver cet article facilement, épingle une de ces images dans Pinterest :

Résumé

S’émerveiller au quotidien consiste à laisser le familier nous surprendre, en accueillant ce qui arrive. Cette disponibilité à l’imprévu ravive nos sens et notre confiance en nos perceptions. Elle se prolonge naturellement à l’atelier, où l’accident et le hasard deviennent les alliés d’une création plus libre.

FAQ

Comment s’émerveiller au quotidien ?
S’émerveiller au quotidien demande un peu de disponibilité. Ralentir, changer de point de vue ou flâner sans but ouvre la porte à la surprise. Garder une trace, par une photo ou quelques mots, prolonge ensuite ces petits moments.

Quels sont les bienfaits de l’émerveillement ?
Les recherches en psychologie associent l’émerveillement à davantage de joie, de gratitude et de compassion. Selon une étude menée, l’émerveillement réduit le stress et aide à retrouver confiance en ses perceptions.

Quelle différence entre admiration et émerveillement ?
L’admiration reconnaît une qualité, un talent ou un accomplissement remarquable. L’émerveillement engage davantage notre perception : il transforme une chose souvent modeste en véritable événement.

Pourquoi s’émerveille-t-on moins avec les années ?
Notre cerveau s’habitue à ce qui se répète et finit par moins le remarquer. Heureusement, la capacité d’émerveillement se cultive à tout âge.

L’émerveillement développe-t-il la créativité ?
Oui, l’émerveillement et la création partagent le même mouvement : accueillir l’imprévu sans chercher à tout maîtriser. Une forme, une couleur ou une matière remarquées au quotidien deviennent souvent le point de départ d’un geste créatif.

Faut-il être positive pour s’émerveiller ?
Non, s’émerveiller ne demande pas de nier les moments difficiles de stress, de fatigue ou de chagrin. L’émerveillement laisse simplement une place à l’inattendu, même les jours les plus lourds.

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2 réflexions sur “S’émerveiller au quotidien : 9 façons d’accueillir l’imprévu”

  1. Il suffit parfois de ralentir un peu pour voir autrement ce qui était pourtant déjà là. On passe tellement facilement en « pilote automatique » dans nos journées… C’est pour cela que j’ai d’ailleurs adoré participé à ton jeu des petites merveilles. Et tu as raison, l’émerveillement se cache souvent dans des choses toutes simples : une lumière particulière, un animal croisé, une couleur, un détail que l’on aurait pu ne jamais remarquer. Il faut juste apprendre ou réapprendre à regarder autour de soi avec davantage d’attention. Je m’en vais de ce pas essayer de repérer ma petite merveille du jour ! Merci Sylvie !

  2. Merci pour cet article! Je suis contente car ça ne me demande pas d’effort ou de changements de m’émerveiller du quotidien, ça me happe, sans que je ne le recherche (parce que ma vie a tendance à être bien speed, comme beaucoup d’autres gens). Mais il s’impose de lui-même, pour mon plus grand ravissement!

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