On porte toutes en soi une expression naturelle. Une façon bien à nous de voir, ressentir, raconter. Mais comment la laisser exister quand on manque de temps, qu’on se juge trop vite, qu’on hésite à se lancer ?
J’ai longtemps cherché une façon de créer qui tienne dans le quotidien. Quelque chose de simple qui ne demande ni matériel ni savoir-faire compliqué. Une pratique où le geste compte plus que le résultat. Un art qui nous amène à nous faire confiance plutôt qu’à chercher la perfection.
C’est ainsi que j’ai mis au point l’écriture furtive. Dans cet article, je t’explique pourquoi cette méthode — alliée au vidéo-poème — fonctionne si bien pour libérer son expression naturelle. Et comment tu peux t’y mettre dès aujourd’hui.

I. Pourquoi l’écriture furtive alliée à la vidéo aide favorise l’expression naturelle
J’ai développé une méthode que j’appelle l’écriture furtive. Elle consiste à cueillir au vol des éléments disparates et anodins du quotidien. Un mot griffonné, une image captée au smartphone, un son enregistré en passant. Ces fragments sont ensuite assemblés en texte ou en vidéo-poème. Rien n’est prémédité, rien n’est scénarisé à l’avance.
Cette cueillette du réel s’apparente à un glanage. La documentariste Agnès Varda a magnifiquement illustré cette posture dans Les Glaneurs et la Glaneuse.
Pour elle, écrire un documentaire de création revenait à ramasser des images, des paroles, des instants laissés de côté.
L’écriture furtive procède de ce même élan. Elle puise ses racines dans l’écriture documentaire et la poésie du haïku.
Mais pourquoi cette alliance entre mots et images aide-t-elle à trouver son expression naturelle ?
Observer le réel avec un regard « ouvert »
L’écriture furtive commence par une invitation simple : se rendre disponible. Disponible à un détail que l’habitude rend invisible, à une scène ordinaire qui soudain accroche le regard.
Cette disponibilité réveille quelque chose de très concret. On perçoit d’abord une texture, une odeur, un son. Le corps reçoit l’impression avant que le mot ne vienne la nommer. Et c’est précisément dans cet intervalle que naît un regard sensoriel, libéré du réflexe de tout étiqueter.
La caméra du smartphone prolonge ce regard : elle enregistre ce qui nous retient, ce qui nous attrape au passage. Mouvement, lumière, rythme…ces images volées au quotidien sans qu’on sache pourquoi deviennent une matière vibrante, irremplaçable.
Ni l’écrit ni la vidéo ne demandent de « bonne idée » au départ. Le quotidien se charge de fournir la matière. La seule condition est d’être là, attentive.
Glaner révèle le regard
J’ai découvert La Pointe Courte grâce au film éponyme d’ Agnès Varda. L’atmosphère populaire, vivante, brute de ce quartier de Sète m’avait profondément touchée. Je rêvais depuis longtemps de m’en imprégner à mon tour.
En arpentant ses ruelles, j’ai compris ce qui avait pu attirer le regard d’une cinéaste comme elle. Tout ici est photogénique et poétique: les façades, les cabanons, les filets de pêche, les chats qui y règnent… J’ai glané quelques photographies documentaires, sans plan préétabli, au gré de mes pas.
C’est en regardant l’ensemble de ces images qu’un fil est apparu. La douceur de vivre affleurait dans chaque plan mais aussi un esprit frondeur, insoumis. Une résistance tranquille et joyeuse est profondément ancrée dans ce lieu… Sauras-tu ressentir tout cela dans mes images ?

II. L’écriture furtive : cueillir le quotidien pour libérer son expression naturelle
L’écriture furtive repose sur deux temps distincts.
D’abord, le ramassage : on accumule des fragments sans savoir ce qu’on en fera.
Ensuite, l’assemblage : on rapproche ces fragments et on observe ce qui naît entre eux.
Cette distinction entre capturer et composer est au cœur de la méthode. Elle libère de l’angoisse de la page blanche : on ne part jamais de rien.
Une écriture née du documentaire et du haïku
L’écriture furtive s’inscrit dans une double filiation. D’un côté, l’écriture documentaire de création. De l’autre, la poésie japonaise du haïku. Ces deux formes partagent un même socle : l’attention portée au réel.
Le documentaire de création
Le documentaire de création propose le regard singulier d’un auteur sur le monde. Il repose sur des recherches, une écriture, un angle de vue personnel. Sa part d’improvisation cohabite avec une vision anticipée, maîtrisée. Agnès Varda bousculait sans arrêt — et avec plaisir ! — le plan de tournage de ses films. Elle ajoutait et récupérait des plans glanés au hasard.
Ce que la méthode de l’écriture furtive retient de cette pratique documentaire:
Une image (ou un son) en appelle une autre. Le récit se construit en chemin, nourri par les rencontres et les hasards.
Le haïku
Le poème japonais apporte un autre versant de cette attention. En trois lignes, le poète saisit un instant sans le commenter ni l’expliquer. Il laisse au lecteur la liberté d’y projeter son propre ressenti. Faits bruts, sensations, détails ordinaires : cette économie de moyens concentre l’instant au plus juste, au plus sensible.
L’expression naturelle naît de cette même retenue. Faire confiance au réel plutôt qu’à l’éloquence.
L’écriture furtive : le concret fait surgir les émotions
L’écriture furtive fusionne ces deux approches. La liberté de construction du documentaire de création rencontre la concision sensorielle du haïku.
L’écriture furtive est, elle aussi, un art de l’attention. Attention au monde quand on observe, filme ou note. Attention à soi quand l’intuition nous pousse à sortir le carnet ou déclencher la caméra.
Le geste de capturer le réel naît autant d’un élan intérieur que d’un regard extérieur.
Sait-on toujours exactement pourquoi on déclenche une photo ? Pourquoi cette scène-là plutôt qu’une autre ? Souvent, la réponse n’existe pas encore au moment de l’acte. Elle viendra plus tard, au moment de relire ses notes ou de revoir ses images.
Cet ancrage au réel ouvre l’accès à notre expression authentique. Il s’agit de poser des mots simples sur des observations précises, sans chercher à embellir. Alors les émotions affleurent d’elles-mêmes, portées par :
- la justesse du détail observé,
- ce qu’on suggère sans le dire,
- un point de vue assumé,
- un décalage volontaire entre le texte et l’image.
L’intérêt naît autant de ce qui est montré que de ce qui reste en retrait.
L’enjeu n’est ni de « bien écrire » ni de « bien filmer ». Qu’on note un mot ou qu’on capture une image, la démarche appelle la même qualité d’attention. Une disponibilité au vivant, une curiosité sincère, une écoute de soi. Pas besoin d’en faire plus ! Cette qualité de présence suffit à révéler une voix que l’on ne se connaissait pas.
Le vidéo-poème : un assemblage qui crée du sens
La poésie-vidéo prolonge ce travail d’émergence. Au montage, les choix techniques comme le ralenti, les sons d’ambiance ou les silences modifient la perception du texte. Ils déplacent le sens, le nuancent, le creusent. Ces échos entre ce qu’on voit, ce qu’on entend et ce qu’on lit font naître un sens nouveau, imprévu.
Devant le nombre de chats endormis dans les filets de pêcheurs, un haïku m’est venu :
Pointe Courte –
les filets de pêche
pour attrape-rêves
Associer ce haïku à une photo de chat endormi fermerait le sens: on verrait ce que les mots disent déjà. En revanche, une image moins illustrative ouvre d’autres possibles (un bateau de pêcheur, du bois flotté sur le port…). Le haïsha (image + haïku) fonctionne ici comme un petit vidéo-poème. Le décalage entre texte et image laisse à notre imaginaire la liberté de vagabonder.

La capture en deux matières : mots et images
Des notes concises
La collecte de mots fonctionne comme un carnet de notes sauvages. Que peut-on véritablement attraper ?
- une phrase entendue dans la rue,
- une expression lue dans un journal,
- un geste, une attitude aperçus depuis la fenêtre,
- la couleur exacte d’un ciel à un moment précis de la journée.
Comment consigner ces observation ? Pour ma part, je préfère me restreindre à des notations brèves, factuelles, sans intention littéraire.
Par exemple, lors de ma visite à la Pointe Courte:
- Silence dans les baraquements: la tchache des écriteaux
- Amoncellements: joie et labeur des pêcheurs
- Quartier des pêcheurs: la poésie dans chaque rue
- La Pointe Courte sans ses pêcheurs: un décor de film
Des images instinctives, même imparfaites
La prise d’images suit le même principe. On filme/photographie seule, au plus près du quotidien, avec un outil léger qui tient dans la main. Cette approche nous rend plus accessible à l’environnement mais aussi plus instinctive. On peut ainsi capturer simplement et rapidement ce qui nous accroche visuellement ou par le son.
Les plans n’ont pas besoin d’être « réussis » au sens technique. Leur valeur est documentaire : ils conservent, tels qu’ils sont, une trace brute du réel.
Pour moi, le vidéo-poème est, en ce sens, un art écologique, un art de la récupération. Ces images simples, banales, inintéressantes ou de rebut deviennent un véritable « tas de possibles », un vivier poétique !

III. L’atelier écriture furtive et vidéo-poème en pratique
Le vidéo-poème te permet de créer avec peu de moyens. Un smartphone suffit.
Chaque session de mes ateliers commence par une phase d’écriture brève et spontanée.
Tu te connectes, dans un premier temps, à tes expériences personnelles.
Ensuite, tu crées un dialogue entre texte et visuel avec ton smartphone.
Plusieurs procédés sont possibles:
- soit tu utilises des images précédemment filmées et joues avec ces rencontres fortuites,
- soit tu captures des scènes qui résonnent avec tes écrits,
- ou encore, tu mêles des images aléatoires et des images recherchées précisément pour ce texte
Le procédé se répartit en 4 grandes étapes :
- Étape 1 : rédaction d’un texte sur une expérience récente.
- Étape 2 : tournage des images de ton environnement
- Étape 3 : enregistrement du texte à voix haute sur le dictaphone du smartphone
- Étape 4 : premier montage aléatoire de la vidéo.
Observe comment les mots et les images se rencontrent.
Cette méthode favorise l’exploration de ton style personnel et la découverte de nouvelles formes d’expression.
IV. Le vidéo-poème : donne corps à ton expression personnelle
Le vidéo-poème associe un texte à une image pour créer une expérience sensorielle singulière. Avec un smartphone, le processus est instinctif et immédiat. Il te permet de dépasser tes blocages créatifs et de prendre plaisir à créer.
Pour ton premier essai, tu n’as besoin que de deux éléments : une seule image et un texte.
1/Prépare ton texte
Plusieurs chemins mènent au texte de ton vidéo-poème. Voici les plus simples pour commencer :
- Noter des micro-événements au vol. Consigne ce que tu vois en phrases courtes, même sans verbe, comme des flashes photographiques en mots. Sans carnet ni crayon, tu peux utiliser le dictaphone de ton smartphone pour capturer ces impressions à chaud.
- Écrire à partir d’une photo. Fige un instant en photo. Reviens ensuite sur cette image et note ce qu’elle t’évoque : un souvenir, une impression, une sensation physique ?
- Glaner un texte existant. Tu peux aussi choisir un court passage extrait d’un livre, d’un article de journal ou autre. L’écriture furtive ne réside pas forcément dans le texte lui-même. Elle naît de la rencontre inattendue entre ces mots picorés et les images que tu auras saisies ça et là. Cette surprise est déjà de la création.
L’essentiel est de ne pas te mettre de pression sur l’écriture : cherche la justesse, pas la perfection.
2/Filme un plan unique
Filme un seul plan avec ton smartphone de deux à trois minutes.
Ce plan peut prendre des formes très différentes :
- un plan fixe d’une scène presque immobile.
- un plan en travelling ou panoramique filmé en marchant, depuis une voiture, un train ou autre.
L’image peut être contemplative : un rideau qui bouge, une ombre qui glisse sur un mur.
Elle peut aussi capturer l’agitation : les passants sur une place, la pluie sur une vitre.
Le choix dépend uniquement de ce qui t’a retenue ce jour-là.
Au montage, ne cherche pas à illustrer le texte par tes images. C’est dans l’écart entre ces matériaux que naissent l’émotion, le ressenti, la surprise !

3/Travaille ta voix avant le montage
Lire son texte à voix haute est une étape essentielle que je pratique systématiquement avec beaucoup de plaisir. L’émotion qui affleure à la lecture me permet de comprendre très vite si le texte sonne juste ou s’il a besoin d’être élagué.
- S’exercer librement. Lis sans sérieux ni gravité pour te familiariser avec ta voix. Cherche l’intention juste, presque neutre, sans emphase ni pathos. Marque les silences entre les phrases : ces respirations comptent autant que les mots.
- Synchroniser voix et image. Laisse défiler ton plan en même temps que tu lis. Observe où chaque partie du texte tombe dans l’image. Ces repères guideront ton montage. Ajuste ton débit, tes pauses, ton intonation en fonction de ce que l’image propose.
Cette «mise en bouche» te permet de t’approprier le texte dans le corps. Ta voix trouve sa couleur, son souffle, sa présence intérieure. L’expression personnelle passe aussi par cette dimension sonore et physique.
4/Assemble le tout simplement
L’assemblage tient en quelques gestes :
- Ouvre une application de montage gratuite. CapCut fonctionne sur smartphone comme sur ordinateur (Tuto Capcut ici). Glisse ton plan sur la timeline.
- Coupe le début et la fin de ton plan pour ne garder que le passage souhaité.
- Enregistre ta voix. Tu peux lire ton texte directement dans le logiciel de montage ou le pré-enregistrer au dictaphone puis l’importer.
- Traite le son d’origine selon ce qui sert le mieux l’ensemble (le couper, le baisser, le garder tel quel?)
- Regarde le résultat sans juger. Observe ce qui se produit entre le texte et l’image. Un sens imprévu apparaît souvent. C’est le principe même de l’écriture furtive : accueillir ce qui surgit.
L’imperfection, la maladresse, l’accident heureux font partie intégrante de cette pratique. En te libérant des contraintes techniques, tu te concentres sur l’essentiel. Ton expression singulière se révèle dans le faire, pas dans le projet.
Vidéo-poème imparfait réalisé à partir de photographies du quotidien,dans les rues du festival d’Avignon:
L’attention, clé de ton expression naturelle
L’art brut nous le rappelle : des créateurs autodidactes ont toujours composé avec ce qu’ils trouvent. Ils transforment le rebut en œuvre, le banal en poésie. L’écriture furtive procède du même élan. Elle accueille l’imperfection, la maladresse, l’accident heureux et ne demande ni perfection technique ni talent inné. Elle convoque une attention posée sur le réel et la confiance dans ce qui vient.
En te libérant des attentes extérieures, le vidéo-poème devient un puissant moyen d’expression. Il te connecte à ton vécu, à tes sensations, à ta façon unique de percevoir le monde. Chaque nouvelle création te rapproche un peu plus de ta propre voix.
Partager tes créations en atelier te permet d’échanger, de recevoir des retours bienveillants et d’enrichir ton parcours au contact d’autres regards. En t’inscrivant à ma liste d’e-mails via le téléchargement de mon livre numérique gratuit, tu seras tenue au courant des ateliers que je propose en visio ou en présentiel. Tu peux aussi présenter tes vidéo-poèmes dans le groupe Facebook Rêve Debout !
Je t’invite à explorer ma chaîne YouTube Rêve Debout et sa playlist « Défi Créatif de l’été » pour des conseils pratiques.
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Résumé
L’écriture furtive est une méthode accessible pour retrouver son expression naturelle au quotidien. Elle consiste à cueillir des fragments du réel — mots, images, sons — pour les assembler en vidéo-poème. Inspirée de l’écriture documentaire et du haïku, cette pratique libère l’expression créative sans exiger de compétences techniques. Un smartphone et une attention au vivant suffisent à révéler une voix singulière.
FAQ
- Comment trouver son expression naturelle quand on débute ?
L’écriture furtive propose de commencer par observer le quotidien et d’en garder des traces simples : notes brèves, photos, plans filmés au smartphone. L’expression naturelle se révèle progressivement à travers l’assemblage de ces fragments. - Qu’est-ce qu’un vidéo-poème ?
Le vidéo-poème associe un texte à une image fixe ou en mouvement. La poésie naît du dialogue entre les mots et l’image, et ce, même avec un texte en prose. Un seul plan et quelques lignes suffisent pour réaliser son premier essai. - Faut-il savoir filmer ou écrire pour pratiquer l’écriture furtive ?
Aucune compétence préalable en écriture ou en vidéo n’est requise. La méthode repose sur l’attention au réel et l’authenticité du geste. L’imperfection fait partie intégrante de cette pratique. - Quel matériel faut-il pour créer un vidéo-poème ?
Un smartphone et une application de montage gratuite comme CapCut suffisent. La méthode fonctionne avec des moyens simples et ne demande aucun équipement coûteux. - Comment l’écriture furtive aide-t-elle à dépasser ses blocages créatifs ?
L’écriture furtive dissocie deux gestes : récolter des éléments, puis les assembler. Pas besoin de savoir où l’on va au moment de noter ou filmer. Les fragments accumulés forment un vivier de matière dans lequel puiser au moment de créer.
Merci Sylvie pour ce partage, je ne connaissais pas du tout et cela donne envie d’essayer ! J’aime beaucoup toutes ces façons d’exprimer notre créativité que tu proposes à travers tes articles 😊
Mercià toi! Je tente de montrer que l’idée créative se trouve sinon en nous du moins autour de nous et qu’il suffit de retrouver son âme d’enfant pour créer simplement à partir du concret.Et quel plaisir de se rendre disponible pour soi-même tout en sachant que l’on pourra partager nos créations!
Quel article est inspirant ! J’aime beaucoup la façon dont tu expliques comment l’écriture attentive et les vidéo-poèmes peuvent aider à révéler son expression naturelle. C’est une approche à la fois simple et créative qui permet de se reconnecter à soi-même tout en dépassant les blocages.
Fusionner les mots et les images pour créer quelque chose de vraiment unique et personnel, avec tes conseils pratiques et accessibles pour débuter, on a envie de se lance. Merci pour cette belle source d’inspiration qui pousse à explorer de nouvelles façons de s’exprimer !
Félicitations, Sylvie, pour ton concept absolument magnifique ! L’idée de l’écriture attentive, qui invite à observer le monde avec un regard neuf, est vraiment inspirante. J’adore la manière dont tu transformes chaque instant en source d’inspiration et comment tu nous encourages à apprécier les détails du quotidien, souvent si simples mais tellement puissants.
Cette approche est non seulement enrichissante pour l’écriture, mais aussi un formidable moyen de se reconnecter avec soi-même et avec ce qui nous entoure. L’idée de ciseler encore davantage son texte en le combinant avec une vidéo-poème, j’adooore cette idée !!! – est une belle façon de faire évoluer l’expression créative et d’en révéler toute la finesse.
Bravo tout simplement et merci de nous partager ton art avec passion !
Merci Fabienne ! Effectivement choisir cette voie créative aide aussi à mieux en apprécier le vivant : cela rejoint un ton activité qui est d’observer la nature pour saisir les vertus thérapeutiques ou les signes du langage animalier. C’est une forme d’épanouissement et d’émerveillement inaltérable dès lors qu’on s’y plonge avec le cœur!
Très bel article Sylvie. Je découvre à chaque fois de nouvelles façons d’aborder la créativité et de découvrir des artistes comme Varda que je ne connaissais pas du tout. Je ne m’en lasse jamais. Bravo pour tes articles de qualités 🙌
Merci infiniment pour ce retour, Asma!
Quelle belle découverte Merci ! J’aime beaucoup cette invitation pour laisser place à sa créativité, en puisant à l’intérieur de soi.
J’ai adoré la façon dont tu mets en parallèle la vidéo et l’écriture comme deux outils complémentaires pour libérer sa pensée. On sent que tu as une réelle expérience et une passion pour ces moyens d’expression !
Merci pour cet article inspirant qui invite à se lancer, même si on doute. Tu parviens à rendre tout cela accessible, et je suis sûre que beaucoup vont oser grâce à toi !
Ton article montre qu’une expression personnelle n’a pas forcément besoin de grands moyens ni d’un cadre parfait pour émerger. Tu rends cela à la fois très concret et très inspirant, en faisant bien sentir que l’attention portée au réel peut déjà devenir une matière créative très forte. J’aime l’idée de cueillir sans préméditer, puis de laisser naître du sens dans l’assemblage. Merci Sylvie pour cette réflexion riche, délicate et très stimulante.
Merci pour ton retour, Laura! Mon but est exactement de libérer les blocages que chacun peut avoir pour créer: ce qui a autour de nous est tellement riche d’inspiration qu’il n’y a plus qu’à s’y mettre!!
J’ai beaucoup aimé ton article, notamment cette idée que l’expression naturelle ne se force pas, mais se révèle dans l’attention portée au réel.
Il y a quelque chose de très apaisant dans cette manière de créer sans chercher la perfection.
On sent bien que ce n’est pas tant une technique qu’un rapport au monde… plus lent, plus attentif, plus présent.
Merci pour cet éclairage qui donne envie de se reconnecter à cette part intuitive.
J’ai adoré découvrir cette approche de capturer l’instant, sans filtre ni préparation. L’idée de noter ou de filmer spontanément, avec la simplicité d’un carnet ou d’un smartphone, me parle énormément. En tant que créatrice vidéo, je vois là une belle invitation à explorer l’authenticité, à laisser émerger l’émotion brute, sans artifice. Une vraie source d’inspiration pour mes prochains projets ! Merci pour ce partage poétique.